J’écoutais Emmanuel Schwartz parler des Carnets du sous-sol de Fiodor Dostoïevski à ICI PREMIÈRE. Une fois sur le site de la BAnQ, j’ai réservé par erreur Les carnets du demi sous-sol, de Nicolas Coutlée.
Rendu chez moi, aussi bien le lire. La première partie est un sombre monologue, glauque et humide. Comme mâcher du papier d’aluminium. Puis, la seconde partie est narrativement un peu plus structurée, mais quand même décousue. Plusieurs pistes sont laissées sans réponse.
Pas très vendeur, et pourtant… Le style est soutenu, conjugué au passé simple. Les phrases s’enchaînent si bien. Une appelle l’autre. Malgré la lourdeur du propos, je me suis laissé porter. Je ne retiendrai probablement pas les détails du récit, mais je garderai longtemps en mémoire l’état second où je me suis trouvé pendant la lecture de cette étrange fiction.