Le spleen de Miami | Audrey Hébert

Troisième parution en dix-huit mois aux Éditions de ta mère qui capte mon attention.

J’affectionne la musique répétitive qui boucle sans fin. Les vers sans métrique syllabique qui ne riment pas souvent, ça me parle moins. J’ai quand même beaucoup apprécié cette œuvre.

C’est senti, très drôle, parfois noir. Le franglishpagnol ne ne dérange pas. Ça allitère full.

Je n’ai pu m’empêcher de faire un lien entre cette forme d’écriture débridée et la durée d’attention nécessaire à l’appréciation d’un reel ou d’un swipe. Name drop Søren Kierkegaard sans contexte, un peu ostentatoire. Plusieurs références picturales et littéraires à creuser, ou pas.

Le plus rafraîchissant, c’est qu’elle assume le pseudonyme, qu’elle laisse son art parler pour elle. Je vais lire les deux précécents.


Christian Thibault