Everything for Everyone | M. E. O’Brien and Eman Abdelhadi

Mon amie l’a lu en une nuit et me l’a chaudement recommandé.

C’est un récit de science fiction (2052 à 2072), sous forme d’entrevues avec différents intervenants, décrivant la chute du système capitaliste extractiviste et l’émergence des communes qui l’ont remplacé.

Le point de départ est la révolution du Bronx menée par une alliance improbable d’intellectuels, de mafieux et de ravers bio-technologiquement augmentés. Quand l’armée, la police et les miliciens privés n’ont plus été assez nombreux pour le protéger, le peuple a repris le dépôt de denrées alimentaires fraîches dont seuls les bourgeois de Manhattan profitaient, pendant que les réfugiés climatiques et les prisonniers politiques étaient nourris de purée de protéines synthétiques.

La suite est passsionnante. Comment les communes s’organisent d’abord autour des repas communautaires, puis de la production maraîchère. Suivent l’éclatement de la famille nucléaire, la parentalité et l’éducation des enfants par la communauté. Les crèches pour les adolescents rebelles, le temps que ça passe.

Une fois que s’écroule le système dans lequel on vend les heures de notre vie en échange d’un salaire pour acheter des fecs, les communards travaillent une douzaine d’heures/semaine. Font ce qui sert la communauté, ce dans quoi ils excellent. Le bien commun plutôt que le profit de l’élite.

À mon tour de vous recommander la lecture de Everything for Everyone.