Retour sur Mutek 2011

Maintenant que la poussière est retombée, laissez-moi partager avec vous mes moments forts de la 12e édition de Mutek.

Mercredi soir, mon fils et moi avons assisté à la soirée A/Visions, à la salle Pierre-Mercure. Les projections sur 3 écrans de Yan Breuleux en ont mis plein la vue à mon tweeny. J’ai apprécié les contrastes extrèmes des compositions d’Alain Thibault (sans lien de parenté). La musique d’Empty Set était intéressante, se mouvant de l’abstrait au on-se-fait-aller-la-tête, mais les projections m’ont semblé un peu faciles. Au final, c’est Mika Vainio qui nous a laissé un souvenir durable avec son set pointu et appuyé de nettoyage d’oreilles.

Un peu plus tard, je suis arrivé juste à temps pour la prestation d’Amon Tobin. Je crois que ses compositions, bien que très recherchées, auraient été mieux reçues par une foule assise. Personne ne dansait ce soir là au Métropolis. Peut-être était-ce parce que tout le monde était hypnotisé par l’imposant dispositif scénographique. Personnellement, je crois que les projections accompagnant ce spectacle, bien qu’innovatrices, étaient plus un proof of concept, qu’une œuvre accomplie. Un set de laptop, c’est déjà impersonnel. Si l’artiste est derrière le décor, il n’aide pas sa cause.

Jeudi soir, après avoir fait danser la gang de Vortex Solution, je suis arrivé au Métropolis pour le set de Modeselektor. C’était saccadé, déjanté, ghetto, très peu de 4/4, grosse présence sur scène. J’ai beaucoup apprécié.

Vendredi soir à la SAT, j’ai été renversé par la prestation de Sculpture. Un gars qui bidouille des rubans magnétiques et fait des boucles aléatoires en suant à grosses gouttes. Son accolyte qui fait des visuels avec une table tournante et une caméra vidéo en mode macro. Rose à la boutonnière. WOW!

Un peu plus tard au Métropolis, tout le monde attendait Plastikman. Je suis resté pour les trois premières pièces. Same old, same old, juste à trop fort volume. Un autre artiste caché derrière son décor. Ça m’a permis de découvrir du nouveau monde dans le Savoy. Skinnybones nous a servi une musique joyeuse et inclassable. XI est un solide maître de cérémonie et un dj dubstep inspiré.

Au piknic du samedi, je lève mon chapeau à Terry Lee Brown Jr. Il a joué du house profond et juste assez hypnotique. Peut-être qu’il a laissé certains tools rouler un peu trop longtemps, mais ça ne nous a pas empêché d’avoir beaucoup de plaisir.

Samedi soir, j’aurais beaucoup aimé entendre ce qui se passait à la SAT, mais on ne peut pas être partout. Stephen nous a livré ses dernières compositions avec brio, en levée de rideau au Métropolis. Fourtet ne nous a pas déçu non plus. Puis se sont pointés les 3 musiciens de Elektro Guzzi. Moins d’ordinateurs, plus de plaisir! REWOW! Prix citron aux projections visuelles stroboscopiques et insuportables de cette soirée.

Horror inc. à 22h dimanche soir à la SAT, subtil et délicieux devant un public conquis. Danuel Tate et Wareika ont fini ça en beauté.

Bravo à toute l’équipe, aux artistes, ainsi qu’aux danseuses et aux danseurs qui sourient.

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