I live in the future & here’s how it works

Nick Bilton est chroniqueur technologique au New York Times. C’est un technophile enthousiaste. Il embrasse le changement à bras ouverts et je trouve que ça voile son jugement.

Les gens qui passent plus de temps avec des gadgets et des amitiés virtuelles qu’avec du vrai monde finissent par perdre leurs repères. Vous me trouverez old school si vous voulez, mais je trouve que de postuler une hypothèse et de la valider avec une ou deux études, c’est un piège.

On sent la bonne volonté, quand il dit à maintes reprises que le contenu du futur sera consommé en bouchées, en collations ou en repas complets. Mais entre vous et moi, à la vitesse où fond la capacité d’attention de la population, qui lira encore des articles de plus 5000 mots ou des bouquins dans 20 ans?

Je l’ai quand même lu jusqu’à la fin. Bien qu’il essaie d’équilibrer son propos dans l’épilogue, c’est trop peu trop peu trop tard. À mon humble avis, ce livre est un parfait exemple de la tendance qui veut que les éditeurs publient les essais qui se vendent, plutôt que ceux qui démontrent de la rigueur intellectuelle.

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