Je suis abonné à l’infolettre des Éditions de ta mère. Ils en confient la rédaction aux auteurs qu’ils publient. L’éditions #34 m’a charmé.
En toute transparence, j’ai habité un split-level au nord de Montréal de 7 à 12 ans. Feu mon père a exploré le ressenti de la tonte de la pelouse, dans le sens des aiguilles de l’horloge, ou dans le sens contraire, selon l’humeur du gazon et/ou du tondeur.
De l’autofiction en courts chapitres, naviguant entre l’enfance fondatrice, l’adolescence crasse, la vie adulte mélangée et la parentalité en banlieue. Des pétites d’observations lucides de la nature humaine, animale et végétale.
Très bien écrit. M’a réconcilié avec les pavés, moi qui ne croyais plus qu’aux phrases courtes. Quand le propos est cultivé, que c’est finement réécrit, que la cadence déboule, on se laisse porter.